MARCHON.NAME  
     
GENEALOGIE
         
 

_ GENEALOGIE DES MARCHON DE BEAUCE

Si vous portez ce nom de famille, si l'un de vos ancêtres l'a porté et si vous habitez en Eure-et-Loir, dans le Loiret ou en Ile-de-France, il existe de fortes chances pour que vos ancêtres soient aussi les nôtres. Sauf exception (Marchon venus de Suisse ou de Creuse), tous les Marchon de Beauce, d'Ile-de-France et quelques uns ailleurs en province descendent de Denis Marchon laboureur à Artenay au XVIe siècle.

 

 


- Denis
- Nicolas
- Nicolass
- Denis
- Jacques et Denis
Voilà par qui commence la généalogie des Marchon de Beauce, que nous avons patiemment reconstituée :
- en consultant les archives d'état-civil (donc du XIXe siècle) d'Eure-et-Loir, du Loiret, d'Essonne, des Yvelines, des Hauts-de-Seine, de Seine-et-Marne, du Val-de-Marne, de Paris et d'Algérie où nous avons systématiquement relevé pour chaque commune des ces départements le patronyme Marchon.
- en consultant les relevés des registres paroissiaux (donc de l'ancien régime) d'Eure-et-Loir et du Loiret faits par la SGEL et le LG et en les complétant quand besoin était.
- en consultant les relevés des contrats de mariage de Beauce faits par Christian Bordier (quel travail !).
- en reconstituant les branches contemporaines de cet arbre (XXe siècle) grâce à la coopération des intéressés.

Il y a 500 ans, entre 1560 et 1580, naquit Nicolas Marchon. Son père s'appelait Denis Marchon.

Nicolas Marchon épousa Perette Jousse et devint, à la suite de son père, laboureur à la Grange-Ste-Euverte près de Artenay (aujourd'hui dans le Loiret). Cette ferme existe encore, coincée entre la voie ferrée Paris-Orléans et le pont désaffecté du train magnétique.
Nicolas Marchon eut un fils, Nicolas, né en 1609 à Artenay, marié en premières noces à Marie Baratin, et en deuxièmes noces à Magdeleine Rousseau. Il eut un fils, Denis, né vers 1634  à Viabon (aujourd'hui en Eure et Loir) ou Artenays.

Denis Marchon, laboureur marchand, marié à Barbe Bourdin, eut 12 enfants, dont deux fils, Jacques né en 1668, et Denis (dont la date de naissance nous est inconnue, mais son prénom nous indique qu'il est l'aîné).
Jacques Marchon et Denis Marchon eurent à leur tour des enfants. De leurs fils respectifs (deux pour Jacques, un pour Denis) descendent tous les Marchon de notre arbre généalogique. Comme leurs ancêtres, trois Marchon sont aujourd'hui agriculteurs en Beauce, trois autres sont meuniers à la limite de cette région en Essonne.

Les Marchon sont intimement liés à la terre de Beauce. De Chartres à Orléans, de Pithiviers à Etampes, ils l'ont labourée du nord au sud et d'est en ouest. Etablis parmi le haut de la classe paysanne, certains Marchon ont pu se lier aux seigneurs locaux en en devenant les receveurs de la terre. Ils ne possédaient pas la terre qui était, avant la Révolution en Beauce, la propriété de la noblesse mais surtout de l'Eglise, mais ils possédaient le matériel, les outils et les bêtes pour la fructifier. Avec les Lefevre, les Houdy, ou les Boutroue, ils comptaient parmi les gros laboureurs et les grandes familles de la plaine de Beauce (ce qui ne veut pas dire parmi les grosses fortunes).
Les Marchon n'ont que très rarement quitté leur région. Evidemment parce que leur situation économique ne les y obligeait pas.
Après la Révolution, on recense quatre personnes de cette grande et importante famille qui ont quitté la Beauce:
- Henri Marchon, né en 1795, devenu négociant en farines à Paris où il est décédé en 1860.
- Louis Eugène Marchon, né en 1809, devenu voiturier à Paris.
Tous deux n'ont pas eu de descendants.
Les deux suivants sont bien plus intéressants car ils ont donné naissance à de nombreux enfants:
- Pierre François né en 1798, décédé en 1858 à Montrouge où il était champignonniste et qui eut deux fils: Victor Alexandre Marchon qui partit en Algérie où il se maria, eut des enfants et dont les descendants ont été rapatriés en France en 1962 au moment de l'indépendance ; Jean Pierre Marchon, marbrier à Montrouge et dont les descendants tenaient encore un magasin de fleurs portant leur nom Porte de Montrouge dans les années 70.
- Germain Désiré Marchon, né vers 1790, qui passa la Seine pour s'établir en Brie à Machault où il mourut en 1866 après avoir eu 5 filles et un fils, (prénommé Désiré), qui est l'ancêtre de (presque) tous les Marchon vivants aujourd'hui en Seine et Marne.

S'ils restent en Beauce, les Marchon ne quittent pas non plus les métiers de la terre. Sous l'Ancien régime, on compte ainsi deux personnes qui ne sont pas laboureurs: Alexis Marchon né en 1757, marchand épicier à Bouville et qui ne semble pas avoir eu d'enfant ; Amand François Marchon né en 1760 qui est aubergiste à Toury sur la route très fréquentée d'Orléans à Paris. Son fils et son petit fils seront bourreliers (un métier lié à la paysannerie) avant que ce dernier à la mort de son père ne retourne au travail de la terre.

Au XIXe siècle, les Marchon sont plus nombreux à quitter la Beauce pour gagner Paris, le débouché économique naturel de leur région natale. Ils quittent alors les métiers de la terre pour y devenir bouchers, charcutiers, épiciers, merciers, pâtissiers, boulangers, notaires, domestiques, concierges ou même mouleur comme un certain Emile Marchon qui travailla avec le sculpteur Peter Victor qui fit son portrait sur un médaillon conservé par le musée des beaux-arts de Rennes.
A noter qu'aucun de ces Marchon établis à Paris au XIXe siècle ne compte aujourd'hui de descendants portant ce nom.

Cette généalogie s'étend aujourd'hui sur 16 générations, compte près de 1050 personnes et aboutit à la réunion de près de 200 personnes qui ont pour seul point commun de porter un nom légué par un lointain ancêtre. On compte environ 70 Marchon vivants en Ile de France, autant en Loiret et Eure et Loir, et une quarantaine ailleurs (dont trois à l'étranger).

Si vous faites partie de ces descendants, contactez nous. Si l'un de vos ancêtres s'appelle Marchon, contactez nous. Nous partageons avec plaisir notre travail. Mais pour éviter qu'il ne soit pillé (comme c'est souvent le cas chez les généalogistes qui empilent le plus de noms et de dates pour battre des records sans se soucier de l'histoire), nous ne le publions pas ici.


Quelques branches contemporaines de cet arbre généalogique restent sans descendance malgré nos recherches. Si parmi elles vous reconnaissez votre aïeul, contactez nous.

* Pierre Désiré Marchon (1899-1972) marié à Madeleine Lehoussel, puis à Suzanne Col, qui ont habité, Paris, Boulogne et Colombes (92)

* Georges Fernand Marchon (1877-1949) et Emerance Alexandrine Fernande Cala, qui ont habité la région de Neuville aux Bois (45)

* Jules Casimir Marchon (1882-1946) et Elise Désirée Dumas, charcutiers à Villejuif (94)

* Louis AlfredCamille Marchon (1903-1974) marié à Marcelle Goubier, puis à Marcelle Durand, qui ont habité Versailles (78)

* Charles Joseph Marchon (1888-1963) et Marguerite Marie Charles, pharmaciens à  Paris

* Paul Etienne Marchon (1897- ?) et Edmée Abeille Lemot, qui était Garde républicain

* René Pierre Cyr Gaston Marchon (1893- ?) et Marthe Augustine Jourdain

* Marcel Auguste Maurice Marchon (1884-1954 ?) et Hélène Marie Adèle Schneegans, imprimeur à Paris

* Robert Georges Marchon (1881-1971) marié à Marie Henriette Castel puis à Léontine Marie Marchand, qui ont vécu à Montereau (77) et Nanterre (92)

* Raoul Camille Marchon (1887-1948) marié à Marguerite Emard, puis à Gabrielle Elise Henriette Debriat, puis à Thérèse Germaine Demoulin, originaire de Montereau (77)
* André Léon Marchon (1885-1957) et Marcelle Augustine Coppé, charpentier à Montereau (77)